Travailler au Canada

Le salaire minimum varie de 7,25 à 8,75 $/h selon les provinces. À partir de 10 $/h vous pourrez payer vos factures facilement et au-delà vous pourrez profiter de votre PVT pour visiter les environs et voyager.

Sachez qu'il n'est pas forcément facile de trouver un travail dans son domaine dès le départ, car les PVTistes ont en général 3 faiblesses :

  • le niveau d'anglais (dans les provinces anglophones ou pour les jobs bilingues au Québec)
  • un permis de travail temporaire
  • pas de référence canadienne (très important au Canada !)

Alors il faut parfois commencer par des jobs alimentaires avant de trouver son bonheur ! Mais pas de panique, passer d'hôtesse d'accueil à marketing manager en un an, c'est possible au Canada !

La restauration

Il faut savoir qu'ici la rémunération du personnel en restauration est un peu différente de la France : le salaire fixe est assez bas (souvent proche du salaire minimum fixé par la province) mais vous touchez des pourboires (qui s'élèvent environ à 15% du montant de l'addition). Donc on peut se faire pas mal d'argent au final. Mais ne rêvez pas, dans les provinces anglophones, la plupart des restaurateurs demandent que vous ayez quand même un niveau d'anglais correct.

Les centres d'appel

Les centres d'appels ou call centers recherchent régulièrement des francophones, et ce dans toutes les provinces. Le salaire tourne autour de 10-13 $/h ; c'est un bon moyen de payer les factures et d'avoir une première expérience canadienne.

Rechercher un emploi

Outre les sites internet classiques tels que Monster et Workopolis, vous pouvez aussi trouver des petites annonces sur Craigslist ou Kijiji. Voici quelques autres sites de recherche d'emploi :

Pour le Québec exclusivement :

Il faut aussi savoir que la recherche d'emploi au Canada se fait beaucoup plus aux portes à portes. N'hésitez pas à vous présenter directement à l'entrée d'une entreprise qui vous intéresse pour déposer votre CV et avec un peu de chance rencontrer déjà quelqu'un. Ceci fonctionne particulièrement bien pour les "p'tits boulots" : serveurs dans les bars, call-centers, etc. On n'a pas l'habitude de ces pratiques en France mais ça marche bien au Canada.

De même, n'hésitez pas à relancer l'entreprise à laquelle vous avez postulé pour bien montrer que vous êtes motivé.

Pour les agences de placement ou les agences d'interim, envoyez votre CV par e-mail puis vous serez sans doute contacté pour passer un entretien (anglais et français si vous êtes au Québec ou si vous postulez pour un emploi bilingue ailleurs au Canada) et des tests. Là encore après les avoir rencontrés il faut quasiment les contacter chaque jour pour les relancer.

http://canada.pvtistes.net/faq.php?type=reponse&faqid=306

Tenue vestimentaire pour l'entretien d'embauche

Petits conseils pour les messieurs en ce qui concerne les us et coutumes en matière de tenue vestimentaire pour les entretiens d'embauche, pour une job dans un bureau, du moins secteur tertiaire, administratif... Ceux-ci en effet ne sont pas tout à fait les mêmes que chez nous.

Si vous postulez pour une job en dessous de 50.000$ vous serez priés de vous présenter :

  • soit en costume 2 pièces, SANS cravate
  • soit en costume sans veston, AVEC cravate.

Sachez que venir en tenue complète, c'est à dire comme chez nous avec costume et cravate, veston etc... vous fera passer pour quelqu'un de trop formel, de coincé, voire même de prétentieux.

Maintenant un costume complet avec cravate sera de rigueur pour négocier un emploi au dessus de 50.000$. Sachez cependant que votre recruteur sera lui par contre "toujours" en costume-cravate.

http://www.pvtistes.net/upload/showthread.php?t=8822

Les postes subventionnés par Emploi Québec

Lors de vos recherches d'emploi, il se peut que vous tombiez sur des annonces dans lesquelles il est précisé que l'emploi est subventionné par Emploi Québec.

Ou encore, même si cela n'est pas "affiché" comme tel, une fois que l'employeur vous contacte pour vous dire qu'il est intéressé par votre candidature, il peut vous demander si vous êtes admissibile à l'emploi par Emploi Québec.

Qu'est ce que cela veut dire ? En fait, il faut savoir qu'Emploi Québec subventionne certaines entreprises pour les aider à payer ses salariés, entre autres. De ce fait, si vous êtes admissible à l'emploi, selon les critères d'Emploi Québec, cet organisme gouvernemental donne alors des subventions à l'entreprise pour vous payer.

Pour que l'entreprise puisse obtenir des subventions pour un salarié, il faut que celui-ci possède une lettre d'admissibilité à l'emploi pour les subventions délivrée par Emploi Québec.

Pour l'obtenir, il suffit de se rendre dans le Centre Local d'Emploi le plus proche de chez vous et d'en faire la demande à l'accueil.

Malheureusement, prenez bien conscience que cela n'est valable que pour les Résidents Permanents et les citoyens canadiens.

En effet, les résidents temporaires ne sont pas admissibles à l'emploi, selon les critères d'Emploi Québec.

http://www.pvtistes.net/upload/showthread.php?t=13258

Les horaires

Entre 35h et 40h par semaine, selon l'emploi, souvent 9H-17H ou 18H.

Les congés

La durée légale est seulement de deux semaines de congés payés par an ! Mais il est assez facile d'obtenir une troisième semaine, mais souvent sans solde. Négociez si possible lors de votre embauche.

Il faut aussi savoir que plus le poste est "gradé" plus vous avez de congés... et puis pas mal de boîtes utilisent ça comme un "bonus", vous trouverez des annonces pour des postes avec précisé : "3 semaines de congés dès la première année".

Il faut aussi dire que pour la plupart d'entre nous, le PVT a commencé avec quelques semaines de détente, découverte, cool-la-life-je-suis-au-canada ! Alors pour cette année on aura sûrement eu notre dose de vacances !

http://www.pvtistes.net/upload/showthread.php?t=9778

La retraite

Même si tous les PVTistes sont jeunes, il n’est jamais trop tôt pour se soucier de sa retraite. Ainsi, en exerçant au Canada une activité salariée, sera prélevée sur votre salaire une cotisation pour l’assurance vieillesse. En vertu des accords qui existent entre la France et le Canada, la durée de cotisation au Canada sera prise en compte lors du calcul de votre retraite en France. Le contenu des accords relatifs à ces questions est détaillé sur le site du CLEISS. Ici pour le Canada, ici pour le Québec

Exemple de mise en oeuvre pratique de ces accords :

Vous avez 65 ans et souhaitez prendre votre retraite. Pour pouvoir toucher votre retraite au maximum en France vous devez avoir cotisé au moins 160 trimestres (en l’état actuel de la législation). Or, au cours de votre carrière vous avez cotisé 157 trimestres en France, et quand vous étiez jeunes, vous avez cotisé 3 trimestres au Canada. Grâce aux accords bilatéraux existant entre la France et le Canada, la France va considérer que vous avez bien effectué 160 trimestres. Mais elle va vous verser votre retraite au prorata des cotisations payées en France, c'est-à-dire 157/160ème. Les 3/160ème restant feront l’objet d’un versement de la part du Canada qui applique le même raisonnement. A noter que si vos trois trimestres de cotisations ont été effectués au Québec, l’accord est légèrement plus avantageux semble-t-il. En effet, le mode de calcul ci-dessus va être mis en concurrence avec un autre calcul. La France va calculer de combien serait votre pension si elle considère que vous n’avez cotisé que 157 trimestres, mais qu’elle vous verse les 157/157ème de cette cotisation. Le mode de calcul le plus avantageux sera appliqué.

Être prévoyant dès aujourd'hui ! Pour pouvoir bénéficier correctement de ces accords bilatéraux, il vous faut dès aujourd’hui suivre un principe simple : conserver tous les documents prouvant que vous avez cotisé pour la retraite que ce soit au Canada ou en France (feuilles de paie, relevé de prestations, NAS, etc.), ils vous seront nécessaire le jour où vous ferez votre demande de retraite.

Des informations complémentaires au site du CLEISS peuvent être trouvées sur le site de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV), notamment un récapitulatif des différents types d’accords conclus par la France . Le site internet du Groupement d’Intérêt Public info retraite fourni également les mêmes renseignements.

Ces différents sites proposent également deux autres solutions pour préparer sa retraite

  • Le rachat de cotisations

Il s’agit d’une possibilité qui existe également dans d’autres cas de figure que l’expatriation (notamment possibilité pour certains étudiants de racheter leurs années d’études pour que celles-ci comptent comme des années cotisées). Dans le cas des PVTistes, il s’agirait donc de racheter des cotisations française pour la durée où vous avez travaillé au Canada. La CNAV explique (sommairement) les conditions de rachat ici.

  • Adhésion à une caisse d’assurance vieillesse

Vous pouvez souscrire une assurance vieillesse complémentaire à ce que vous allez déjà cotiser en tant que salarié au Canada. Ainsi, la Caisse des Français de l’Etranger propose ce service ici. Mais attention : « L'adhésion aux assurances volontaires de la CFE ne dispense pas de cotiser au régime obligatoire du pays d'expatriation ». Cela signifie en clair que ce n’est pas parce que vous avez décidé de prendre une assurance vieillesse à la CFE pour assurer la continuité de vos cotisations en France, que vous serez dispensés de cotiser de façon obligatoire au Canada.

En résumé

Exercer une activité salariée au Canada ne devrait pas être préjudiciable à votre retraite en France en raison des accords existant entre les deux Pays. Ainsi, il semble que le rachat des trimestres ou l'adhésion à une caisse complémentaire soient inutiles pour le travail effectué au Canada. Le seul risque (minime sans doute) serait que ces accords soient rompus, auquel cas vous ne pourriez plus vous prévaloir des trimestres cotisés au Canada dans le calcul de votre durée de cotisation en France.

Travailler en indépendant

Si vous êtes graphiste, traducteur, rédacteur, journaliste, etc..., il vous est possible de travailler en indépendant avec le PVT. Pas de démarche à la création de votre activité, il suffit d'établir des factures et de déclarer votre statut de "travailleur autonome" (terme en usage au Québec) lors de la déclaration d'impôts provinciale + fédérale. Vous devrez vous acquitter des taxes (prov + fed) si vous dépassez un certain seuil (voir Revenu Québec et Revenu Canada pour l'actualisation de ce montant).

Sachez que théoriquement, une personne qui vient travailler dans une entreprise régulièrement et qui utilise le matériel (notamment informatique) de cette entreprise est considéré comme "employée" (comprendre "salariée", le contrat de travail n'étant pas systématique au Canada). Vous êtes donc censés travailler à la maison si vous souhaitez garder le statut de freelance.

Du point de vue linguistique, au Québec, vous entendrez donc les termes travailleur autonome, ainsi que travailler à la pige, faire du freelance mais aussi travailler à contrat, qui veut donc dire que vous avez un contrat à remplir, mais pas au sens de CDI ou de CDD. On parle aussi de mandat non au sens électoral, mais au sens de projet.

Et avec les autres visas ?

Notez qu'il est également possible de s'établir en travailleur indépendant une fois la Résidence Permanente obtenue. En revanche, il n'est pas possible de travailler en indépendant avec un visa de Développement professionnel (anciennement Emploi de perfectionnement) ni de faire une demande de permis de travail temporaire. Dans ces deux cas, le permis de travail est émis sur présentation d'une offre d'emploi/d'un contrat de travail venant d'un employeur canadien. Vous ne pouvez donc pas être votre propre employeur.

Le wiki de PVTistes.net: ViePratique/Emploi (last edited 2009-08-22 14:17:59 by localhost)



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